In memoria di Enzo Siciliano
 


Vedi anche: tutti gli aggiornamenti di "Pagine corsare" da ottobre 1998 
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"Pagine corsare"
La scomparsa di Enzo Siciliano

Enzo Siciliano
(1934 - 2006)
Histoire d'une vie de lecteur

Mort d’Enzo Siciliano, écrivain et critique, ancien patron de la RAI entre 1996 et 1998. Siciliano appartenait à cette grande génération d’écrivains italiens qui comptaient parmi les plus grandes plumes européennes avec Pasolini, Moravia et  Morante, il a également collaboré à de nombreux grands hebdomadaires de la péninsule.

Siciliano né à Rome en 1934, prix Viareggio en 1980 pour La Princesse et l’antiquaire ( chez G.J. Salvy – 1995), a également écrit Pasolini, une vie en 1978 (la différence) ou Le réveil de la sirène blonde en 2004 (non traduit). En 2006, aux éditions du Rocher est sorti Les Beaux Moments, une vie de Mozart (Prix Strega 1998).

Hommage à Mozart aussi splendide que magistral, Les Beaux Moments se présente sous la forme d'extraits de journal, de notes, de souvenirs, de récits qui, par cercles concentriques successifs, cernent en quelque sorte au plus près la personnalité de Mozart, et surtout ses rapports, fictionnarisés, avec son épouse Constance Weber, sa belle-famille et certains de ses mécènes, dont le si célèbre prince-archevêque de Salzbourg Colloredo-Mansfeld. L'ouvrage permet également d'évoquer, toujours sur le mode de la fiction, un aspect de la geste mozartienne peu ou pas abordé: l'avenir de sa famille après sa mort, survenue, comme on sait, le 5 décembre 1791, après les triomphes de La Flûte enchantée donnée à Vienne et de La Clémence de Titus donnée à Prague, mais avant l'achèvement du Requiem.
C'est sans doute dans ces pages que le talent d'Enzo Siciliano trouve sa pleine mesure, tissant avec une habileté peu commune des liens qui, tout en nous ramenant constamment vers Mozart, permettent également de très instructives échappées sur son environnement familial et artistique. Elles délaissent la légende noire du génie malheureux et incompris pour lui substituer un compte-rendu de la vie dans les pays germaniques de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle sinon plus fidèle, du moins plus varié, plus crédible, et pour tout dire plus humain, tout simplement. 
Enfin on admirera particulièrement l'écriture de l'auteur, toute de maîtrise, de retenue et de pureté, remarquablement adéquate pour dépeindre l'époque traitée, sans pour autant tomber dans le piège du pastiche littéraire ou soumettre la langue du XVIIIe siècle à une tentative d'archéologie scripturaire. 
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PS: A lire ici (georgiamanda.splinder.com) pour beaucoup plus de détails et une revue de presse très complète 

 


Enzo Siciliano (1934 - 2006)
 

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